31 Mars Contre la Loi Travail : 10.000 dans la Manche !

, par Yann PERROTTE

réussite éclatante de la contestation de la loi Travail dans la Manche ce 31 mars :

8000 à Cherbourg 1000 à Saint-Lô 500 à Granville 500 à Avranches

FO, CGT, FSU et SUD et les lycéens ont gagné leur pari.

Album photos ICI

à noter qu’à Cherbourg la prise de parole intersyndicale a été faite par le représentant FO Jeunes.

Prise de parole intersyndicale départementale (Manche), au nom de CGT, FO, FSU, Solidaires – 31 mars 2016

Aujourd’hui, dans tout le pays, comme ici à Cherbourg, nous sommes en grève, et rassemblés, pour clamer haut et fort l’exigence de millions de salariés du privé et du public : Retrait du projet de loi travail ! Non à la régression sociale ! Oui au progrès et à l’avenir !

Les salariés par millions disent « loi travail non merci ! » : • Parce que les principes de droit du travail que nous avons conquis difficilement au fil du temps par la lutte, et qui fondent les garanties collectives et leur amélioration, sont remis en cause ; • Parce que les licenciements sont facilités et les indemnités prud’homales limitées et plafonnées ; • Parce que ce projet prévoit des procédures de décisions dans les entreprises qui placent les salariés sous la menace et le chantage à l’emploi ; • Parce qu’il mettrait en place une foule d’autres dispositions régressives sur le temps de travail, les salaires, les conditions de travail , et la santé au travail ;

Mais aussi parce que ce projet de loi vise à remettre en cause l’égalité de droit et de traitement en abandonnant le niveau national de négociation et en contournant les organisations syndicales.

Le chômage atteint un niveau record, la pauvreté explose et, pour la première fois depuis l’après-guerre, l’espérance de vie recule. Précariser le salariat, faciliter les licenciements, cela ne crée pas d’emploi, les politiques libérales et d’austérité menées depuis plusieurs décennies l’ont largement montré.

Nous n’acceptons pas que la société promise aux jeunes soit celle de la précarité. Nous portons d’autres exigences en termes d’emploi, de temps de travail, de salaire, de protection sociale, de formation, et de conditions de travail. On vaut mieux que ça !

Cette contre-réforme s’inscrit à la suite de beaucoup d’autres, que nous combattons aussi, comme celle du collège qui vise là encore à décentraliser à outrance en mettant en péril l’égalité républicaine.

Aujourd’hui le mécontentement est à son comble. Il y a des luttes dans les entreprises, dans le secteur public, et dans les lieux d’études. Ce ras-le-bol social est inter-générationnel avec la mobilisation des jeunes qu’il faut saluer, celle des salariés et privés d’emploi, et celle des retraités.

Ras-le-bol de voir l’horizon bouché, la précarité devenir la norme, les salaires, pensions et minimas sociaux bloqués, quand des grands patrons ont l’arrogance de demander un salaire de 14.000 euros PAR JOUR !

Aux fonctionnaires, dont le point d’indice est gelé depuis 2010, le gouvernement lâche 1,2%, sur 2 ans, mais cette aumône est déjà mangée par des augmentations de cotisations !

Le mouvement social s’étend. Une imposante majorité a compris que ce projet de loi travail est une menace pour les salariés et ne créera pas d’emplois. Les organisations syndicales ont d’autres propositions pour sortir le pays de l’impasse et le gouvernement doit les entendre.

Les réactions syndicales et citoyennes engagées depuis le 9 mars ont contraint le gouvernement à un premier recul. La réussite éclatante de cette journée de grève et de manifestations dans tout le pays doit conduire à une seule décision :

Retrait du projet de loi travail !