Projet de Loi Travail El Khomri : le gouvernement prépare la DÉCHÉANCE du CODE du TRAVAIL !

, par Yann PERROTTE

L’Union Départementale FO de la Manche s’insurge contre l’avalanche dévastatrice de mesures régressives proposée par le gouvernement « socialiste » Hollande-Valls-El Khomri dans leur projet de loi sur le travail.

Sans entrer dans le détail du bouleversement de l’architecture du droit du travail qui sera générateur de multiples et variées régressions à moyen terme par le jeu des accords d’entreprise, le projet contient lui-même d’inacceptables reculs des droits sociaux :

-  la durée du travail est débloquée à 12 heures par jour, et 40 heures hebdomadaires pour les apprentis
-  les heures supplémentaires modulées sur 3 ans ne seront plus payées, leur majoration baisse
-  le licenciement économique est facilité
-  le repos quotidien de 11 heures peut être réduit
-  les indemnités en cas de condamnation pour licenciement abusif sont réduites
-  les syndicats pourront être contournés par « référendum »
-  etc.

Il s’agit de raser, y compris à coup de « 49-3 » prévient la ministre, toutes les défenses patiemment et durement conquises au fil du temps, et de passer d’un Code du travail dont l’objet est de protéger les salariés à un code qui protégerait les entreprises ! Au final on aura des salariés flexibles et insécurisés, sans bénéfice pour l’emploi.

La ministre El Khomri ment honteusement en prétendant que son projet « ne réduit pas les droits des salariés ». Pour l’UD FO de la Manche, ce projet est une véritable déclaration de guerre à l’ensemble des salariés du pays.

Ce gouvernement, après les autres dits « de droite », continue son action de destruction des droits des salariés : après la loi dite de sécurisation de l’emploi, la loi Macron, la loi Rebsamen, il s’agit à nouveau de modifier les textes en prétendant améliorer les droits des salariés, mais en les réduisant en réalité. Seules les entreprises sont sécurisées, au prétexte de relancer l’emploi, sans aucune démonstration de l’efficacité des mesures précédentes.

Tout ceci appelle une vigoureuse riposte des salariés, si besoin à l’exemple de ce que font les agriculteurs.

Cherbourg le 18 février 2016

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