note interne de la CFDT du 21 octobre

, par Yann PERROTTE

Mise au point de la CFDT sur l’intersyndicale du 21 octobre...

Ce texte stratégique, publié sur plusieurs sites CFDT, constitue la lettre "Infos rapides" envoyée le 22 octobre, au bureau national, aux fédérations, aux unions régionales et départementales, ainsi qu’aux secrétaires confédéraux.

"L’intersyndicale du 21 octobre a décidé des mobilisations du jeudi 28 octobre et du samedi 6 novembre. FO et Solidaires ne sont pas signataires du communiqué intersyndical. FO reste sur sa ligne : grève et retrait de la loi. Solidaires ne veut pas être signataire d’un texte qui affirme, en particulier, que « les mobilisations syndicales unitaires » doivent « respecter les biens et les personnes ».

Le communiqué intersyndical (du 21octobre) est un point d’appui important dans la conduite des intersyndicales à tous les niveaux. Les non signataires, s’ils peuvent se raccrocher aux mobilisations du 28 octobre et du 6 novembre, ne peuvent pas en être des organisateurs.

En ce qui concerne les initiatives locales diverses, contrairement à ce que voulaient Solidaires et la FSU, le communiqué ne soutient pas les « innombrables initiatives locales ». Le précédent communiqué intersyndical qui insistait sur le respect de la démocratie dans les décisions d’action (ce qui conduit en particulier aux votes à bulletin secret dans les AG) et celui du 21 qui met l’accent sur le respect des biens et des personnes doivent permettre d’encadrer les initiatives en évitant radicalité et débordements. Ils sont, le cas échéant, des supports pour expliquer pourquoi on n’y est pas.

Les actions décidées le sont dans la perspective de la promulgation de la loi. Cela sous-entend, comme le dit la CFDT, qu’après cette promulgation, l’intersyndicale devra bien reconnaître que nous serons dans une autre configuration puisque nous ne voulons ni aller sur la contestation de la légitimité parlementaire, ni sur l’affrontement avec la présidence de la République.

Enfin, le communiqué fait référence aux problèmes d’emploi, de salaires, de conditions de travail, d’avenir des jeunes qui sont aussi des motivations des salariés dans les mobilisations actuelles, mais en renvoyant à une prise en charge décalée par rapport au conflit des retraites pour éviter tout amalgame ou toute action globalisante.

UNSA, CFTC, comme la CFDT reconnaissent que les mobilisations du 19 octobre marquent une baisse de la participation des salariés. Solidaires et FSU ont de plus en plus de mal à justifier leur stratégie de grèves reconductibles qui est en échec."